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Compte rendu de course : Lyon Urban Trail by night 2016

Samedi 5 novembre 2016. Ma première course officielle depuis 2 ans et demi, la première et la dernière de 2016. Le Lyon Urban Trail by night. – images : lutbynight.com & Gilles Reboisson

L’inscription au Lyon Urban Trail by night

Cette année, j’avais envie de me remettre à la course à pied de manière un peu plus « sérieuse », et je savais que ça n’allait pas tomber du ciel. Comme je l’explique dans mon article « 5 conseils pour commencer la course à pied« , l’une des meilleures façons de se motiver est de se fixer un objectif, et c’est ce que j’ai fait.

Après avoir couru le Lyon Urban Trail en 2014, je me suis engagée à faire la version de nuit en cette fin d’année, pour redécouvrir Lyon, ma ville de naissance, sous un nouveau jour (ou plutôt une nouvelle nuit…). Comme je savais que je recommençais juste à courir, j’ai choisi le parcours de 12km, distance déjà bien suffisante à mon niveau et étant donné les 500m de dénivelé positif qu’il comprenait (577, même, pour être précise). 

Au départ, je devais courir avec mon beau-père, mais finalement il m’a annoncé ne pas pouvoir faire la course, il avait d’autres engagements ce week-end là. Au début, j’ai un peu paniqué car je n’avais jamais fait de course officielle seule, et puis courir à deux, c’est toujours plus motivant pour moi, ça me pousse à dépasser mes limites. Mais je m’étais fixé mon objectif et j’avais envie de le faire ce LUT by night. 

Comment je me suis entraînée pour la course ? 

En sachant que j’allais courir seule, j’ai redoublé d’efforts dans mes entraînements, à raison de deux sorties par semaine pendant les mois de septembre et d’octobre, afin de bien me préparer et d’être dans les meilleures conditions pour profiter de cette course et la finir sans trop forcer ni me faire mal. J’ai commencé à suivre mes progrès sur l’application Nike+ Run Club et à les partager avec vous sur Instagram, pour me tenir à mes sorties hebdomadaires. Toutes les semaines, je faisais une sortie « courte » de 4 à 6 kilomètres, en prenant soin d’effectuer un parcours incluant de nombreux escaliers, montées, rues pavées, foule… car je savais que lors du LUT by night je serai confrontée à ce genre « d’obstacles ». La deuxième sortie était généralement un peu plus longue : j’ai commencé à 7km et augmenté progressivement jusqu’à 12km, distance que je devais parcourir lors de la course. 

De manière générale, mon entraînement s’est très bien passé, j’étais motivée à aller courir (oui, même un 1er novembre à 7h du matin !). Cela m’a aussi permis d’aborder la course l’esprit un peu plus serein, même si je savais que j’allais tout de même en baver. 

Le départ

Le départ était prévu pour 19h15. Toute la journée, la pluie n’a cessé de tomber sur Lyon. Mes grands-parents, qui m’avaient promis de venir me soutenir à l’arrivée de la course m’envoient un SMS : « tu fais toujours la course malgré la pluie ? ». Eh oui, je n’allais pas me laisser abattre, j’étais préparée et prête à affronter les éléments. 

Je dois l’avouer, je suis un peu partie en catastrophe pour rejoindre la ligne de départ car on revenait juste de faire les courses. Le timing était tellement serré que je me suis changée en deux temps trois mouvements sans prendre le temps de faire une photo de ma tenue de running avec ma lampe frontale, mon dossard (6064) et tout le tralala. 

Dans la voiture, j’engloutis une pomme (et quelques Pringles, je l’avoue – on est addict ou on ne l’est pas !) et je bois un peu. Les routes étaient fermées pour accéder à la ligne de départ donc mon chéri me dépose en bas du funiculaire qui mène directement au théâtre romain où débutera la course. 

J’arrive sur le départ quelques minutes avant le début de la course, emmitoufflée dans mon Kway un peu grand, et je suis tout de suite mise dans l’ambiance, je sens une poussée d’adrénaline. S’il continue de pleuvoir sans discontinuer, il ne fait pas trop froid ce qui est un bénédiction, étant donné que je prendrai mon véritable départ qu’aux alentours de 19h45 (oui oui, car j’étais dans la 5ème vague de départs en fait).  

La course

Après avoir entendu la chanson « A sky full of stars » de Coldplay (la musique officielle du LUT by night) pour la 5ème fois, je m’élance. Le premier kilomètre est tout en descente, je me laisse donc porter en restant tout de même prudente car le sol est mouillé. 

Contrairement à ce qu’on nous avait annoncé dans le sas de départ (certainement pour nous donner du courage, je n’en veux pas aux organisateurs haha), les 2 kilomètres suivants ne sont pas du plat. Dès le deuxième kilomètre, on attaque une petite montée (gentille), et je me suis débarrassée de ma bouteille d’eau qui m’encombrait déjà (je ne bois quasiment jamais en courant). Le 3ème kilomètre est difficile, première grosse montée : je marche un peu car je ne veux pas me « cramer » pour le reste du parcours. Les coureurs qui m’entourent font de même d’ailleurs, ce qui me permet de ne pas culpabiliser ;)

Les 2 kilomètres suivants, menant au ravitaillement, se passent bien. Je suis dans une bonne allure aux alentours de 10km/h sur un parcours principalement composé de montées tranquilles et de plat. En fait au 5ème kilomètre, je suis étonnée d’arriver au ravitaillement car je pensais que celui-ci se trouvait au 8ème (la fille très au courant, oui oui).

Contrairement à mes habitudes, je prends un verre d’eau, une barre de céréales (que j’ai mise dans ma poche « pour plus tard » et qui est certainement encore en train de pourrir dedans) et également une demi banane que je mange tranquillement en continuant de courir. Le 6ème kilomètre passe, le 7ème aussi, je ne rencontre pas trop de soucis et me sens vraiment bien dans ma course, requinquée par ma banane.lyon-urban-trail-by-night_image-gauche

Arrive le 8ème kilomètre, mortel. Le début de la fin (pas du tout dramatique la fille). Deux escaliers raides raides raides à la suite ont eu raison de moi. Impossible de les faire en courant, de toute manière tout le monde marche et même sans ça, j’ai l’impression que mes jambes vont se dérober sous mon poids, j’arrive à peine à mettre un pied devant l’autre et je me sens faible. 

Le 9ème kilomètre n’est pas bien plus clément, puisque nous arrivons à la fameuse descente de la piste de la Sarra. Il s’agit d’une ancienne piste de ski, ultra pentue donc. Avec la pluie qui était tombée toute la journée et les premiers coureurs qui étaient déjà passés, je peux vous dire que c’était très gadouilleux et glissant (certains ont fait la descente sur les fesses). Pour ne rien arranger, il s’agit d’un passage très peu éclairé. Voulant être prudente, je descends à petits pas, ce qui est un peu frustrant, cela m’aurait probablement permis de grapiller des secondes (voire des minutes) en temps normal. 

Arrivés en bas, demi tour, on remonte d’où on vient, par les escaliers sur le côté cette fois (Dieu merci). On arrive en haut derrière Fourvière, et l’arrivée semble proche, il ne reste plus qu’à courir vers la basilique, passer derrière pour atteindre le théâtre romain et…. non. C’aurait été trop simple. 

Rebelote, on prend les escaliers qui mènent tout tout tout en bas, jusqu’à la Saône. Je les connaissais déjà pour les avoir faits à pied, donc je prends confiance et descends à bonne vitesse, en prenant tout de même garde à ne pas glisser sur les feuilles formant un beau tapis par terre.

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Le parcours, et mon allure en dents de scie, au rythme des montées/descentes.

Arrivés en bas, on remonte (péniblement) jusqu’à Fourvière et dans le dernier kilomètre, j’accélère, je connais bien le quartier et je sais que cette fois je ne suis plus loin de l’arrivée. On passe dans les jardins juste en dessous de la basilique et hop hop hop, le théâtre est plus proche que jamais, j’entends la musique qui me remotive. En arrivant dans la dernière ligne droite, je cherche mes grands parents du regard mais ne les vois pas (ils ne m’ont pas vue non plus cela dit #fail #pasdephotofinish), tant pis je sprinte. 

Je finis en 1h34’35 », trempée de la tête aux pieds et les jambes tremblantes mais heureuse de passer la ligne d’arrivée. Je m’étais fixé un objectif de 1h30 dans ma tête, et même si je n’ai pas réussi à l’atteindre, je suis fière d’avoir fait la course dans ces conditions et de ne pas avoir TROP dépassé le temps espéré. Il faut dire que j’ai été bien malmenée pendant le dernier tiers de la course et que j’aurais difficilement pu aller plus vite. Bien que je sois loiiiin des premiers (50 minutes pour le vainqueur et 1h02 pour la première femme), j’arrive quand même 476ème/1373 femmes donc petite victoire personnelle.

Ce que je retiens de mon expérience au LUT by Night 2016

Reportage France 3

Je suis vraiment contente d’avoir réussi à me tenir à mon programme d’entraînement pour cette course, ça m’a permis de reprendre goût à l’effort et à la course à pied. Cela faisait un moment que je n’avais pas vraiment fait de sport avant ça, et l’objectif que je m’étais fixée m’a motivée, et j’ai de plus en plus envie de me bouger après ça (oui, même alors que l’hiver approche). 

L’événement était très bien organisé, et j’ai pris plaisir à faire ma course malgré la pluie qui n’a quasiment pas cessé (à part vers le kilomètre 9, mais elle a vite repris ensuite). Le parcours était peut être un peu moins sympa que celui du LUT 2014, mais nous a tout de même offert de beaux points de vue sur Lyon de nuit. 

Le moins qu’on puisse dire c’est que malgré mon entraînement régulier, je n’étais pas préparée à souffrir autant dans le dernier tiers. La course avait vraiment bien commencé et j’étais en confiance mais la fin du parcours était très challengeante. Cependant, j’ai su à aller vraiment à mon rythme sur toute la course, en marchant lorsqu’il le fallait, et en ne partant pas trop vite non plus. J’ai eu la sensation d’avoir bien maîtrisé ma course sur la durée. 

J’ai vraiment apprécié l’ambiance de la course et ai hâte de m’inscrire à la prochaine. D’ailleurs, si vous avez des courses à me recommander, je suis preneuse ! L’an prochain, c’est sûr, je reprendrai le départ, avec pour objectif de passer sous la barre des 1h30 cette fois ;) 

 

En espérant ne pas vous avoir trop ennuyés ! Si vous avez lu jusqu’au bout : chapeau, laissez-moi un petit commentaire, je saurai qui sont les vrais warriores ;) 

Prenez soin de vous et à très vite,

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4 Comments

  • Reply Hugo 20 novembre 2016 at 17:28

    Article intéressant (comme toujours) et encore bravo pour ton courage. ;)

    • Reply Savourelavie 20 novembre 2016 at 18:20

      Merci merci merci ! La prochaine fois on court ensemble ;)

  • Reply Laura 19 novembre 2016 at 20:11

    Il faut croire que je suis la seule warriore ? ahah

    Super parcours dis donc, tu as tout mon respect pour être allée au bout, ça n’avait pas l’air facile du tout !
    Dommage que tu n’ais pas pu nous montrer ta tenue de choc ;)

    xo,
    Pumpkin

    • Reply Savourelavie 20 novembre 2016 at 10:53

      Eh oui c’est bien ça en fait, BRAVO à toi, la survivante :p
      Merci pour tes compliments ! Oui, c’est vraiment dommage la prochaine fois je prendrai une photo c’est sûr (enfin m’assurerai que mes grands parents soient au taquet à l’arrivée et sachent comment je suis habillée xD)

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