Sport

Mon premier semi marathon au Run in Lyon

Le 1er octobre 2017, j’ai couru mon premier semi-marathon lors du Run in Lyon. A vrai dire, c’était l’un de mes objectifs pour cette année. J’avais envie de me poser un vrai challenge, puisque jusqu’au début de l’année je n’avais jamais couru plus de 14km en course officielle (et même en sortie longue). Et maintenant que j’ai relevé ce défi, je me devais de vous faire vivre cette expérience magique à travers cet article.

Ma préparation pour le semi-marathon du Run in Lyon

Pour vous remettre dans le contexte, cette année j’ai couru de manière assez sporadique. Avec deux courses officielles au compteur pour le premier semestre (l’Ekiden de Lyon fin mars et le Lyon Urban Trail début avril), j’arrive au début de l’été en ayant couru seulement quelques fois en mai et juin. Cependant, je décide tout de même de m’inscrire au semi-marathon du Run in Lyon, car j’ai l’opportunité grâce à Bjorg (où je suis actuellement en stage) d’avoir un dossard gratuitement. 

Juillet passe, je pars en vacances au Canada, où bien entendu je ne m’entraîne pas, mais je fais de nombreuses randonnées, ce qui me permet (je pense) de me préparer à reprendre la course à pied plus régulièrement dès août. 

En août, je m’y mets sérieusement, aussi grâce à un challenge lancé par @mathildedrg sur Instagram : 20 jours pour parcourir 70km. Doucement mais sûrement, j’arrive à atteindre cet objectif, et je finis le mois avec 87km au compteur (un record !). 

En septembre, je continue sur ma lancée en courant environ 2 fois par semaine, avec l’objectif de faire une sortie « très » longue afin de me sentir vraiment préparée et capable de courir 21,1km. C’est chose faite avec une jolie sortie de 17km sur les bords de Seine mi-septembre. 

La semaine avant le Run in Lyon, je me repose : aucune sortie, peu de sport, afin d’être en forme le jour J. Je mange à ma faim, beaucoup de féculents (mais ça, ça ne change pas vraiment de mon alimentation habituelle haha). 

Le jour du semi-marathon du Run in Lyon

Le matin du semi, je me réveille « à l’aube » : 7h pour un dimanche matin, ça pique, je crois que c’est la première fois de l’année que je me réveille si tôt #marmotte. Je déjeune assez léger : du muesli avec de la compote et mon habituel verre de jus d’orange. 

Le départ de la course est prévu à 9h15 pour le SAS -2H dans lequel je me suis inscrite. J’arrive Place Bellecour bien avant l’heure indiquée, du coup je m’échauffe un peu, je passe aux toilettes (plusieurs fois… le stress, vous voyez ?), je papote avec mon amoureux… 

Avant de rejoindre mon SAS de départ, je vais faire un coucou à ma copine Mathilde du Happy Running Crew qui part dans celui +2h05 afin de s’encourager mutuellement. On s’est plusieurs fois entraînées ensemble en août et cela nous a beaucoup motivées toutes les deux je pense :)

Une fois dans mon SAS, la pression redescend un peu. On attend bien 15 minutes, car nous sommes tellement que nous partons en plusieurs vagues différentes. Vers 9h25, c’est à mon tour ! Je m’élance sur le goudron, prête à conquérir le monde :p

Les premiers kilomètres…

Au départ, tout le monde court plutôt lentement ce qui m’a un peu étonnée. Me rendant compte que la vitesse ne me convient pas, je vais à mon allure et commence à dépasser des coureurs, la route étant suffisamment large pour se frayer un chemin.

Nous courons sur les bords de Saône, c’est très agréable. Je remonte tranquillement ma vague, et je dois avouer que bien que je ne sois pas dans la compétition contre les autres, ça me motive pour continuer sur ma lancée. 

Rien à signaler sur les 5 premiers kilomètres, le parcours est roulant, je prends énormément de plaisir. Sans même forcer, je fais le petit lièvre avec une moyenne de 5’12/km sur ce premier quart du parcours. Il faut dire que le fait que je ne me sois pas arrêtée au premier ravito (4ème kilomètre) aide ! Cette belle allure me donne envie de continuer sur cette lancée, et me redonne totalement confiance en moi, qui étais vraiment sceptique quant à l’objectif que je m’étais fixé à savoir finir ce semi en moins de deux heures. 

Au 7ème kilomètre, j’ai la surprise de me faire rejoindre par mon grand-père qui est venu à ma rencontre en vélo afin de faire un petit bout du chemin avec moi. Cela me fait extrêmement plaisir et on parle un peu, je me sens revigorée par sa présence. Il me quitte 1 kilomètre plus loin en me disant qu’il me retrouvera plus loin sur le parcours. 

A mi-course…

Entre le 8ème et le 9ème kilomètre, il y a une petite montée qui pique (pas bien méchante mais inattendue), et ensuite j’ai un peu de mal à repartir. Toujours sur les quais de Saône, on arrive bientôt à mi-parcours, le moment où on va faire demi-tour pour courir sur le quai opposé. Un ravitaillement nous y attend, et je prend un peu d’eau car je sais que j’ai beaucoup de mal à manger lors d’une course et aussi que je n’en ressens pas le besoin. 

A mi-course, je suis toujours dans un rythme plutôt soutenu, aux alentours de 5’16/km, ce qui est mieux que tout ce que j’aurais pu espérer et je ne suis pas fatiguée physiquement et le moral suit également. Cependant, ma cheville gauche commence à me faire mal : je fais donc attention à plus dérouler les pieds et la douleur s’amoindrit rapidement. 

Je passe les 11km sous la barre des 59 minutes ! Sur le bord du parcours, des groupes de musique nous accompagnent (et ce depuis le début, j’ai simplement oublié de le mentionner, oups) et cela me motive. Mon grand père me retrouve vers le 12ème kilomètre, roulant non loin de moi et je me dis que j’ai envie de le rendre fier. Parfois il part un peu en avant pour prendre des photos alors j’essaie de faire bonne figure. 

Au 14ème kilomètre, mon mal de cheville revient et ne me quittera pas jusqu’à la fin. C’est simplement une gêne, cela m’est déjà arrivé à d’autres reprises lors de mes sorties et je sais que ça n’est pas grave, que ça passera rapidement une fois la course finie. Cela me déstabilise tout de même un peu, j’ai peur de me blesser et je ralentis un peu malgré ma motivation qui est toujours là, ce serait bête de ne pas finir ! 

Au 15ème kilomètre, juste avant le tunnel de la Croix-Rousse, mon grand père me fait signe qu’il va partir, du coup je sors mon MP3 que je n’avais pas utilisé jusque là afin de me motiver sur le dernier quart du parcours. Du 16ème au 18ème kilomètres, nous sommes dans le tunnel et je me remotive, je n’ai qu’une envie c’est d’en être sortie. Je vois les pompiers s’occuper d’un coureur allongé par terre au milieu du tunnel, ce qui m’attriste un peu, mais me redonne la niaque ! Je sais que je vais finir cette course et dépasser de loin mon record personnel de distance. 

La fin de la course

Lorsqu’on sort du tunnel, il reste encore 3 kilomètres à parcourir et bizarrement je me rends compte que ça va probablement être la partie la plus difficile de la course. Dans ma tête, je m’étais plutôt dit que j’allais carburer à la fin car je saurai que j’étais proche de l’arrivée mais en fait pas du tout :p Je pense que mon corps commençait un peu à fatiguer (quelle idée de partir si vite ?!) et surtout j’ai l’impression d’être à la fois proche de l’arrivée mais en même temps à des milliers d’années lumières. 

Sur la place des Terreaux, ils nous font faire un mini détour d’une centaine de mètres qui me donne un peu un coup au moral, car je sais qu’il reste encore toute la rue de la République à remonter avant d’arriver place Bellecour. Elle ne fait qu’un long kilomètre, mais à ce moment-là ça me semble tellement long ! Heureusement, le public se fait plus dense sur les bords du parcours et je tape dans les mains des petits qui nous encouragent sur le côté afin de me donner de l’énergie. 

Arrivée sur la place Bellecour, on y est, encore deux virages et l’arrivée se dessine. J’accélère dans la dernière ligne droite et passe la ligne d’arrivée. Je suis tellement heureuse et fière d’avoir relevé ce challenge fixé en début d’année ! Un peu plus loin, je vois mon chéri qui m’attend et je pleure dans ses bras d’un trop plein d’émotions accumulés lors de cette course. C’est tellement merveilleux d’avoir fini, il fait beau, mes jambes me disent merde dès le moment que j’arrête de courir mais je suis si heureuse à ce moment-là… 

Après avoir arrêté le chrono de mon appli de running, je n’en reviens pas ! Je suis bien loin des deux heures de mon SAS de départ, dans lequel j’étais inscrite mais très sceptique de pouvoir tenir le rythme avant de m’élancer sur cette course. L’ambiance, les conditions météo parfaites et ma motivation m’ont donné des ailes, puisque je termine mon premier marathon en 1h53’25 (temps officiel). C’est totalement inouï pour moi, je suis très fière d’avoir à la fois réussi à courir 21,095km mais aussi en maintenant une allure dont je n’aurais jamais osé rêver ! 

Un petit bilan de ce premier semi-marathon au Run in Lyon ?

Je suis extrêmement heureuse d’avoir couru ce semi dans ma ville de coeur. Le parcours était roulant, sans grande difficulté et c’est exactement ce que je recherchais pour mon premier semi-marathon. 

Le temps était idéal : il faisait beau mais pas trop chaud. La présence de groupe de musiciens tout au long du parcours m’a ultra motivée. J’ai également adoré le fait qu’on soit beaucoup à courir (le semi et le marathon partaient en même temps), ce qui m’a permis d’être tout le temps entourée. Cela m’a également motivée puisque je me suis rendue compte que même sur la deuxième partie du parcours je continuais à dépasser des coureurs. 

La course était formidablement bien organisée, je tiens à le souligner. Comme je vous le disais, nous étions très nombreux à participer à la course et pourtant nous ne nous sommes jamais gênés les uns les autres. Les instructions étaient aussi très claires pour rejoindre les différents SAS et surtout le ravito final (#goinfre). 

Je pense que toutes les circonstances étaient réunies pour rendre cette course inoubliable. Je repars avec une jolie médaille, un chrono de fou et des souvenirs plein la tête (et des courbatures, bien sûr). J’ai hâte de participer à la prochaine édition du Run in Lyon, si la vie me le permet. 

 

Et vous, vous avez déjà couru un semi-marathon ? Quels sont vos objectifs sportifs du moment ? Une course prévue bientôt ? On en parle en commentaires !

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2 Comments

  • Reply gitanoweb lundi 9 octobre 2017 at 14:24

    Bravo!!! Je n’ai courru que le Paris-Versailles (16 km mais avec la côte des Gardes – 9% devi….). J’ai fait un temps lamentable, mais tres contente et fiere de l’avoir fait sans abandonner. Continues l’entrainnement et bientot le marathon… bises, Evelyne.

    • Reply Savourelavie lundi 9 octobre 2017 at 22:21

      Merci beaucoup Evelyne pour tes encouragements ! 16km c’est déjà une très très belle distance, c’est une belle fierté que d’avoir fini, le chrono compte peu ;)
      On verra pour le marathon, ce n’est pas pour tout de suite c’est certain ;)

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