Sport

Ma première course officielle de 2017 – l’Ekiden de Lyon

Samedi 25 mars, je courais ma première course officielle de l’année : l’Ekiden de Lyon. J’étais tellement impatiente d’y participer, et maintenant très heureuse de pouvoir partager mon expérience avec toi.

Qu’est-ce qu’un Ekiden ?

L’Ekiden, c’est un marathon en relais par équipe de 6 coureurs. Il se décompose de la manière suivante :

  • 1er relayeur : 5km
  • 2ème relayeur : 10km
  • 3ème relayeur : 5km
  • 4ème relayeur : 10km
  • 5ème relayeur : 5km
  • 6ème relayeur : 7,195km

Le tout fait donc bien 42,195km, la distance d’un marathon. Sur l’Ekiden de Lyon, le parcours était organisé en une boucle de 5km (répétée 2 fois pour ceux qui couraient 10km) et une boucle complémentaire de 2,195km que le dernier relayeur empruntait après ses 5 premiers kilomètres.

Les avantages d’un Ekiden

Je trouve ce format assez sympa, car c’est quand même gratifiant de se dire qu’on a réussi à courir un marathon en alliant nos efforts. Cela permet à des personnes qui ne sont pas prêtes à courir une telle distance tout seul de se lancer dans la course à pied en « compétition », soutenues par leur équipe.

Ce que je trouve bien, c’est que contrairement à certaines courses, il y a moins de personnes qui courent en même temps. Du coup, lors du départ j’ai carrément été surprise qu’il n’y ait pas plus de coureurs.

Nous n’étions pas les uns sur les autres, ce qui est très appréciable. J’ai pu courir à mon rythme sans être gênée ni gêner les autres qui n’allaient pas à la même vitesse.

Les inconvénients d’un Ekiden

Cependant, le fait de courir en relais présente un inconvénient (à mon avis) par rapport à une course normale. Surtout si tu es débutant. A mon sens, courir avec quelqu’un (ou en groupe) me motive beaucoup plus que courir seule en général. L’autre nous pousse à dépasser nos limites et peut nous encourager.

Or, dans une course en relais, nos coéquipiers ne courent pas AVEC nous, mais avant ou après. La course peut donc être plus difficile mentalement, sans soutien. A moins de trouver un autre coureur qui voudra bien courir avec toi tout le long du parcours ;)

 

Préparation

A la base, cette course n’était pas vraiment prévue au programme. En revanche je savais déjà depuis longtemps que j’allais courir le Lyon Urban Trail le dimanche 2 avril (une semaine après l’Ekiden).

Je me préparais donc déjà pour le LUT (14km) depuis le début de l’année 2017. A raison de deux sorties par semaine, je me suis habituée à faire des sorties plus régulièrement par le passé.

Généralement, je suis sortie une fois en semaine le midi, et une fois le week-end avec mon chéri. Au fur et à mesure des semaines, j’ai vu que je prenais de l’assurance et surtout que je courais de plus en plus vite (à mon grand étonnement).

Mi-février, on me propose de participer à l’Ekiden, en formant une équipe avec mes co-stagiaires. Je suis partante, en me disant que ça peut être super sympa de faire quelque chose ensemble en dehors du travail.

On se répartit les distances, et je suis finalement contente de ne courir « que » 5km. Je me dis que ça permet de ne pas trop me fatiguer pour la course de la semaine suivante, et que ça peut également être un beau challenge de faire un bon temps sur une plus courte distance.

 

La course

Le jour J, je me réveille avant même que mon réveil ne sonne. J’imagine que je suis excitée que le jour de la course soit enfin arrivé. En ouvrant les volets, je vois qu’il ne fait pas très beau, mais le temps n’est tout de même pas à la pluie. Ce ne sera pas plus mal, car courir dans une chaleur étouffante n’est pas des plus agréables.

Je retrouve 3 de mes coéquipières à 9h et on file direction le parc de Parilly, où se déroule la course. On y rejoint nos 2 dernières acolytes, qui sont déjà allées chercher les dossards. C’est officiel, la team Gambettes portera le numéro 179.

On n’a même pas trop le temps de se préparer que le début de la course arrive. Comme je pars en premier, je me glisse dans le SAS de départ où il y a une bonne ambiance. Tout le monde est impatient de partir.

10h pétantes, le signal de départ est donné. 

1er km

Je pars comme une fusée, au rythme de ceux qui m’entourent, et arrive au panneau signalant la fin du premier km en moins de 5 minutes. UNE FOLIE.

Je sentais bien que j’allais plus vite que d’habitude. Pour autant, j’étais quand même bien, dans une vitesse qui me convenait, malgré le fait que j’aie rarement couru aussi vite par le passé, même sur du plat.  

2ème + 3ème km

Je sais que je suis partie vite et je ne suis pas sûre de pouvoir tenir les 12km/h sur la totalité de la course. Du coup, je ralentis un tout petit peu histoire de ne pas me cramer pour la fin (allure 5’12). C’est compliqué de gérer sa vitesse quand on ne connaît pas le parcours, non ?

4ème km

Je me dis que j’ai bien fait de ne pas aller trop vite les deux kilomètres précédents, car sur cette portion, le parcours monte un peu. Rien de drastique mais il faut quand même donner un petit effort pour franchir le faux plat.

Je modifie mon allure pour ne pas être essoufflée et passe le 4ème kilomètre tranquillement.

5ème km

Ca y est je sais que l’arrivée est proche. Le parcours descend légèrement. J’en profite pour me laisser porter dans la descente pour gagner de la vitesse.

Sur la fin, je vois deux autres personnes des autres équipes de l’entreprise qui ne sont pas loin devant moi. J’essaie de les rattraper (en vain).

J’accélère vraiment sur les 300 derniers mètres pour aller passer le relais à ma copine qui m’attend pour partir faire son 10km. D’ailleurs, mini moment de stress car je ne la voyais pas haha !! Je cours quelques mètres avec elle pour la booster et hop j’arrête le chrono.

Résultat

Lorsque j’arrête le chrono, l’appli Nike affiche 25’57 pour 5,04km. Après vérification sur le site de la course, je finis officiellement mes 5km en 25’30″48. Un résultat inespéré, moi qui n’osais même pas rêver de passer sous la barre des 27 minutes !

 

Mon ressenti

J’avoue que partir en premier m’a un peu stressée. En fait, j’appréhendais d’être happée par la foule au départ et de ne pas m’imposer mon propre rythme, de partir trop vite ou trop lentement.

Finalement ça m’a bien aidée de partir en première position. Ça m’a boostée dès le début et j’avais des personnes autour de moi tout le long du parcours, ce qui était motivant.

Pendant toute la durée de la course je me suis sentie très bien. Pas de jambes lourdes, ni de points de côté… Je me sentais presque pousser des ailes et les 5km sont passés à une vitesse fulgurante.

Je suis ultra fière du temps que j’ai réussi à réaliser. M’étant mentalement fixé un objectif entre 27 et 28 minutes sans vraiment y croire à fond, faire 25’30, c’est une surprise et une belle victoire.

Moi qui généralement cours très rarement en-dessous des 5’30/km, ma performance est inespérée. Et pourtant, la prochaine fois, je suis certaine que je peux faire un meilleur temps. Je pense que j’avais un peu de marge de manoeuvre encore. Je sais que je ne me suis pas poussée à mon maximum. J’ai encore du mal à gérer ma vitesse dans le temps, surtout sur des parcours que je ne connais pas. 

Oui, c’est bien moi la seule fille qui a réussi à fermer les yeux sur la photo haha

Mes coéquipières ont toutes fait de très bons temps (plus de 11km/h de moyenne sur toute la course), nous étions toutes très fières ! Cela rend la course d’autant plus belle :) Je suis ravie d’avoir partagé ce moment avec elles !

 

Voilà pour le récit de mon 5K à l’Ekiden de Lyon. L’enseignement que j’en retirerais, c’est qu’on a trop tendance à se sous estimer. Il faut croire en soi et foncer tête baissée : c’est comme ça qu’on décroche de belles victoires. 

J’espère que cet article t’aura plu. 

Prends soin de toi et à très vite,

 

 

 Crédits photos : Ekiden Lyon, Bernad Suzat (Radio Parilly) et Vincent Poitou

 

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